Matoupris raconte-nous une histoire : la relation particulière entre le casino et le Japon
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Matoupris raconte-nous une histoire : la relation particulière entre le casino et le Japon

5,3 millions. C’est, selon une étude menée par le centre médical Kurihama en 2014, le nombre de Japonais qui seraient accros aux jeux d’argent. Le Japon est considéré par beaucoup comme la perle de l’Est, de par son avancée en termes de technologies de pointe, son architecture absolument magnifique ou encore sa culture unique au monde. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que le gambling est également une pratique très ancrée dans la culture nipponne.

Et pourtant, la relation qu’entretient le Japon avec les jeux d’argent est quelque peu particulière. En effet, depuis 1907, les jeux d’argent sont officiellement interdits. Et gare à ceux qui s’y aventurent, la note pouvant être très salée : 500 000 yens d’amende, soit près de 4 000 euros, et même trois ans de prison ferme pour ceux qui osent récidiver !

Cependant, et cela peut paraître dans un sens ironique, certains jeux d’argent sont tout de même tolérés au Japon. Des jeux qui sont ultra réglementés et qui, pour certains, rencontrent un succès fou auprès de la population japonaise.

Une histoire qui ne date pas d’hier

Pourtant, il faut remonter à très loin pour voir les premiers signes de jeux d’argent au Japon ! Les premières traces de gambling dans l’histoire japonaise remontent à environ 685 après J.-C., où l’Empereur Temmu était connu comme un joueur invétéré de ban-sugoruko, que l’on peut considérer comme l’ancêtre du backgammon. Puis, par la suite, l’activité devient très populaire auprès des Japonais, notamment dans la période Heian. Cela a fait émerger ce qu’on appelle des Bakuto (des joueurs professionnels). L’arrivée de ces joueurs pros a forcé la mise en place de neuf édits interdisant le jeu entre 1225 et 1284. Des lois très strictes également mises en place jusqu’au milieu de XIXe siècle.

C’est à ce moment que le Pays de Soleil Levant prend un virage à 180 degrés et décide de s’ouvrir sur les cultures étrangères. Et les jeux d’argent en font partie ! La possibilité des Japonais de pouvoir s’adonner à des jeux comme le poker fait exploser la popularité du gambling dans le pays.

Face à cette recrudescence des jeux d’argent, le gouvernement nippon décide d’interdire purement et simplement ces jeux en 1907, dans le but principal de lutter contre l’addiction. Cela va faire quasiment disparaître le poker du pays, qui n’aura jamais vraiment eu l’impact voulu sur le peuple nippon. D’autres jeux vont alors faire leur apparition et connaître une popularité absolument folle.

Les jeux “légaux” au Japon

Malgré cette interdiction en vigueur depuis plus d’un siècle, certains jeux d’argent sont tolérés et sont même ultra populaires auprès des Japonais.

Le pachinko

Comment ne pas parler du pachinko ? S’il y a bien un jeu qui incarne à merveille le gambling au Japon, c’est bel et bien le pachinko. Mais d’où vient ce jeu très populaire ?

On raconte que sa version originelle aurait été importée de Chicago, aux États-Unis, par un détaillant d’Osaka, dans les années 1920. D’autres racontent que ce jeu aurait des origines européennes, la machine ressemblant beaucoup à celles présentent en Europe dans les années 1900. À la base, on l’appelait “Korinto Gemu” et il s’agissait d’un jeu destiné… aux enfants ! Pour certains, les appareils étaient très souvent placés dans des magasins de confiseries ou dans des parcs en plein air. Le succès était tel, que des dispositifs ont été installés près de petites machines à sous un peu partout dans le pays.

Mais qu’est-ce qui fait la popularité du pachinko ? Sa simplicité. Le concept est d’acheter des petites billes en métal avant de s’installer devant une machine. Là, il suffit au joueur d’insérer les billes dans la machine. Et c’est tout. Le seul contrôle qu’a le joueur est la vitesse à laquelle les billes sortent. Ensuite, les billes tombent sur une surface verticale où sont plantés des clous. Si les billes finissent leur course dans certains trous, cela enclenche trois rouleaux, semblables à ceux d’une machine à sous classique. Si le joueur obtient trois symboles identiques, il remporte un plus ou moins grand nombre de billes. Il peut ainsi soit rejouer ses billes, ou alors aller les échanger contre des cadeaux.

Et c’est là que réside la force du pachinko, et ce qui permet au jeu de contourner la loi. En effet, la machine ne délivre pas d’argent directement, mais des billes. Et même au guichet, il est impossible d’échanger ses billes contre de l’argent. On ne peut obtenir que des cadeaux que l’on peut revendre à des stands souvent situés proches des salles de jeux.

Aujourd’hui, on décompte plus de deux millions de machines présentes sur l’archipel, et un Japonais sur quatre y jouerait occasionnellement. Et surtout, elle contribue grandement  à l’économie du pays ! En effet, en 2015, le pachinko représentait environ 23 000 milliards de yens, soit près de 175 millions d’euros, le plaçant au troisième rang de l’économie des loisirs dans le pays, derrière la restauration et le tourisme.

Le pusher game

Ce jeu est connu un peu partout dans le monde mais jouit d’une forte popularité au Pays du Soleil Levant. Comme le pachinko, le concept est on ne peut plus simple. 

Le joueur doit tout d’abord se procurer des jetons. Ensuite, son but est de réussir à faire tomber des pièces dans un bac accessible situé sur l'avant de la machine. Pour y parvenir, le principe est de faire chuter des pièces depuis un plan vertical ou légèrement incliné situé à l'arrière d'un autre plan horizontal où des pièces se sont accumulées durant les parties précédentes. Les nouvelles pièces accumulées sur l'arrière sont poussées vers l'avant par un système mécanique de va-et-vient.

Comme le pachinko, le pusher game contourne la loi d’interdiction en ne faisant gagner des jetons ou des objets que l’on peut ensuite échanger contre de l’argent.

Le Keiba game

Le Keiba game est un des très rares jeux d’argent autorisé au Japon. Il s’agit de paris sportifs réalisés sur des courses virtuelles de chevaux.

Pour jouer, encore une fois, c’est extrêmement simple. Le joueur insère la somme qu’il souhaite parier, choisit son cheval et assiste à la course. Si son cheval remporte la course, il remporte une somme plus ou moins élevée selon la cote du cheval sélectionné.

Si le Keiba game est légal, il est extrêmement difficile de connaître les endroits où se situent les salles de jeux. Très souvent, cela fonctionne par le bouche à oreille.

Le mah-jong

Se faire de l’argent sur un jeu de tuile ? Oui, oui, c’est possible et même assez populaire au Japon ! En effet, on décompte plus de 10 000 salles réparties sur l’ensemble de l’archipel, même si pas mal d’entre elles ont été fermées par le gouvernement à cause de nombreuses dérives.

Encore une fois, le mah-jong détourne la loi. Comme on ne peut pas gagner de l’argent directement, on fait payer les droits d’entrées sous forme de services clients très chers, comme des forfaits buffet par exemple.

La loterie

C’est probablement le jeu d’argent préféré du gouvernement nippon. En effet, la loterie est présente dans l’histoire du pays depuis le XVIIe siècle ! 

Pourtant, elle a été longtemps interdite au milieu du XVIIIe. Mais les dégâts causés par la Seconde Guerre mondiale ont forcé le pays à autoriser de manière exceptionnelle les loteries, dans le but de renflouer les caisses de l’État.

Aujourd’hui, les loteries sont monnaie courante. On en organise plusieurs par mois et rencontre un succès fou auprès de la population, qui peut parfois remporter plusieurs milliards de yens.

La loterie est également très bénéfique pour les finances du pays ! En effet, une grosse partie de l’argent récolté va dans les caisses des villes et des préfectures où se situent les bureaux de jeux.

Bientôt l’arrivée des casinos terrestres ?

La popularité des jeux d’argent ne cesse de grandir. Face à cela, le gouvernement japonais a décidé de légaliser la présence de casinos terrestres sur le territoire japonais en 2016. Un travail de longue haleine mené par le premier ministre japonais de l’époque Shinzo Abe. 

Si Abe a effectivement écouté les demandes du peuple nippon, cette autorisation vise également à éponger la dette du pays, qui s’élève à environ 230% de son PIB. Cette loi autorise l’arrivée de trois casinos sur l’ensemble du pays, et 10 milliards de dollars de recettes sont espérés.

Et c’est le groupe américain MGM Resorts qui aura l’honneur d’ouvrir le premier casino terrestre de l’histoire du Japon. L’inauguration devrait vraisemblablement avoir lieu en 2025 à Osaka, qui accueillera l’Exposition Universelle la même année. De quoi prévoir une inauguration en grande pompe !

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