Matoupris : Louis Colavecchio, le roi de la contrefaçon
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Matoupris : Louis Colavecchio, le roi de la contrefaçon

Depuis quelque temps maintenant, Matoupris a pris l’habitude de vous dresser les portraits de quelques-unes des plus fortes personnalités du monde du casino. Joueurs légendaires, high-roller invétérés, des personnalités qui ont tout perdu à cause du jeu d’argent, mais d’autres qui ont tenté de prendre le casino à son propre jeu, et lui prendre tout ce qu’il avait.

Et c’est notamment le cas de notre héros du jour : Louis Colavecchio. L’Américain n'est pas un joueur ordinaire. Mais s’il était connu, ce n’est pas pour ces habitudes de jeu impressionnantes, mais parce qu’il était capable de tromper les machines à sous à la perfection.

Colavecchio a toujours apprécié le casino, mais il savait qu'il n'avait pas la capacité de jouer comme il le souhaitait. Alors au lieu de se faire du mal à lui-même, à son entreprise et à sa famille en jouant tout ce qu'ils avaient, il se devait trouver un autre moyen.

Et c’est exactement ce qu'il a fait. Il a utilisé son intelligence et son entreprise pour devenir l'un des meilleurs faussaires que le monde du jeu n'ait jamais connu. Son nom restera à jamais dans les mémoires comme celui de l'homme qui a su déjouer les machines à sous d'Atlantic City. Et aujourd’hui, Matoupris vous raconte son histoire.

La jeunesse de Louis Colavecchio

Le petit Louis B. Colavecchio voit le jour le 1er janvier 1942, dans la ville de Warwick, Rhode Island. Il est le plus jeune enfant de Benedict et Dora Colavecchio, un couple d’immigrants italiens qui ont voulu vivre le rêve américain, en s’installant à Providence, Rhode Island. Dès son plus jeune âge, Louis vouait une véritable admiration pour son père, à qui il voulait à tout prix ressembler.

Car Benedict Colavecchio a tout de l’immigrant parfait. Arrivé aux États-Unis avec quasiment rien, il s'était donné l’objectif de monter sa propre entreprise. Il était habile de ses mains et a concentré ses compétences sur la fabrication d'outils de haute qualité. Au fil des années, les affaires ont commencé à se développer pour Benedict et il a finalement pu ouvrir deux grands magasins d'outils dans la région.

Et Louis voulait devenir un homme d'affaires émérite, comme son père. Il est allé à l'université et a obtenu une licence en commerce au Providence College de Rhode Island, devenant le premier de sa famille à obtenir un diplôme universitaire.

Les débuts dans les affaires

Fort de son diplôme, il décide de se lancer dans la bijouterie, car il s’agit pour lui du secteur qui a plus de potentiel. Il a rapidement ouvert une bijouterie appelée Trop Jewelry Co. à Providence. Les débuts ont été compliqués, parce qu'il a fallu dix ans pour que l'entreprise de Louis commence à faire des bénéfices.

À partir de ce moment-là, il a enfin pu vivre la vie qu’il rêvait de mener. Il a pu notamment s’acheter une grande maison dans un quartier chic de Providence. Cette période faste de sa vie n'a malheureusement duré que quelques années avant qu'une catastrophe ne vienne dévaster Louis et son entreprise.

Un drame qui change une vie

Un soir, alors que Louis travaillait tard dans sa bijouterie, des voleurs y ont fait irruption et ont brutalement agressé Louis, allant même jusqu’à le torturer. Il est resté inconscient pendant qu'ils dévalisaient le magasin.

Il s'est réveillé quelques jours plus tard à l'hôpital pour apprendre que tout avait disparu. La police a essayé de découvrir qui étaient les voleurs, mais ils n'ont jamais pu récupérer la marchandise, si bien que Louis a été contraint de faire faillite.

Cet échec commercial aurait pu démotiver totalement Colavecchio, mais pas du tout, bien au contraire. Quelques années après ce drame, Louis ouvre une nouvelle boutique de bijoux, qu’il appelle Diamonds in the Sky. Mais cette fois-ci, il est bien décidé à ne pas laisser une telle chose se reproduire. Pour cela, il fait installer un système de sécurité à la pointe de ce qui se fait de mieux à l’époque.

La bijouterie devient très vite une curiosité dans le quartier, mais pas forcément pour les raisons que l’on pense. En effet, contrairement à la plupart des commerces voisins, il n'est pas ouvert au public aux heures normales d'ouverture et quand la boutique est ouverte, ce n’est pas une entrée libre. Au lieu de cela, Louis avait mis un panneau sur la porte qui décrivait l'entreprise et indiquait qu'il fallait appeler pour prendre rendez-vous.

Louis Colavecchio avait-il mis en place ce système pour éviter une nouvelle agression ? C’est fort possible, mais c’est surtout parce qu’il s’adonnait à une tout autre activité, pour laquelle il ne souhaitait absolument pas être dérangé. Et personne n’aurait pu se douter de ce qu’il se tramait.

Quand Louis est devenu The Coin

À côté de son activité de bijoutier, Louis Colavecchio avait développé un véritable amour pour les jeux d’argent. Il lui arrivait souvent de se rendre à Atlantic City, considéré comme le Las Vegas du New Jersey. Là-bas, il s’est passionné pour les machines à sous, sur lesquelles il passait son temps à jouer, en parvenant parfois à repartir avec de belles sommes d’argent.

Lorsqu'il était à Atlantic City, il descendait toujours au Caesars Palace. Malgré la joie que lui procurait sa nouvelle passion, il n'a jamais dit à personne la vraie raison de ses voyages. Il disait toujours à sa famille et à ses amis que qu’il s’agissait de déplacements professionnels.

Louis a commencé fort comme la plupart des joueurs, mais il était assez intelligent pour réaliser qu'il n'avait pas l'argent nécessaire pour continuer à jouer comme il le voulait vraiment sans tout perdre. Au début, il a essayé de manipuler les machines à sous pour voir s'il pouvait réussir à jouer gratuitement dessus. Cette idée n’a pas été concluante et il a continué à réfléchir à un autre moyen.

Après plusieurs tentatives infructueuses de manipuler les slots, Louis a décidé de voir s'il pouvait utiliser l'équipement qu'il avait dans sa bijouterie pour dupliquer les pièces utilisées pour jouer. Il a donc collecté quelques pièces différentes et est rentré chez lui pour commencer son nouveau projet.

Dans sa bijouterie, Louis se rendit à l'atelier pour voir si une de ses machines serait capable de générer un jeton suffisamment proche d’un original. Sa première tentative a été de fabriquer un faux jeton de poker. Il a préféré commencer avec ce type de jeton, car cela représentait moins de risque de se faire prendre par le casino.

Après un certain temps, Colavecchio est parvenu à reproduire des répliques plus que crédibles des jetons du casino d’Atlantic City. Il a préféré prendre énormément son temps, puisqu’il savait qu’il se devait d’être très méticuleux. Les faux jetons devaient être parfaits, et dès qu’il estimait que ces jetons de poker l’étaient, il s’est penché sur le cas de ceux des machines à sous.

Louis savait que c'était aux machines à sous qu'il gagnerait le plus d'argent, il était donc extrêmement nerveux lorsqu’il se rendit de nouveau au Caesars Palace pour essayer ses jetons factices. Mais finalement, ces derniers ont fonctionné sans aucun problème. Il a pu jouer aux machines à sous pendant des heures sans avoir à jouer un seul centime de son propre argent.

Longtemps, Louis n’a joué ses faux jetons qu’au Caesars Palace. Mais progressivement, il s'est tenté dans d’autres casinos, comme le Mohegan Sun, situé dans le Connecticut. Là aussi, il a pu constater de l’efficacité de sa combine. Ses jetons pouvaient être utilisés dans de nombreux casinos d'Atlantic City et des environs.

Pris la main dans le sac

La combine mise en place par Louis Colavecchio aurait pu prospérer, si le Caesars Palace n'avait pas procédé à son inventaire annuel des jetons. En effet, c’est lors de celui-ci que les équipes du casino ont remarqué qu'ils avaient beaucoup plus de jetons de 10 dollars qu'ils n'auraient dus en avoir. Inquiète, la direction a informé l'agence de contrôle des jeux du New Jersey, qui a décidé d’ouvrir une enquête.

Et durant celle-ci, l’agence a découvert que les jetons étaient faux. Le casino a donc averti les établissements environnants, et il n’a pas fallu longtemps pour ces derniers se rendent compte qu'ils avaient également un surplus de faux jetons utilisés dans leurs machines !

Le 31 janvier 1998, Louis et sa petite amie de l'époque, Donna Ulrich, sont retournés au Caesars Palace pour ce qui allait devenir la pire nuit de leur vie. Alors qu’ils pensaient pouvoir utiliser leur combine sans risque, ils ignoraient que désormais, le casino et tous les établissements voisins étaient en état d'alerte et surveillaient tous ceux qui jouaient aux machines à sous.

Et forcément, le comportement du couple a tout de suite attiré l'attention de l'équipe de sécurité. Dès qu'ils ont quitté le casino, la sécurité a fait appel à la police, qui a ouvert les machines sur lesquelles Louis et Donna jouaient et les a trouvées remplis de faux jetons. Donna et Louis ont été arrêtés peu de temps après. Après les avoir placés en garde à vue, la police a fouillé la chambre et la voiture de Louis, où elle a trouvé plus de 300 kilos de faux jetons, prêts à être utilisés dans tous les casinos de la région.

La chute d’une légende

Lors de son passage au tribunal, Louis n’a pas eu d’autre choix que de plaider coupable. Il a été condamné à sept ans de prison pour conspiration, tentative de vol par ruse et possession illégale d'une arme. Il a été libéré en 2006 et il n'a pas fallu longtemps à Louis pour revenir à ses anciennes habitudes.

Quelques mois après sa libération, le soir d'halloween, il a été filmé en train de jouer dans plusieurs casinos du Strip d'Atlantic City. Dès le lendemain, il a été arrêté et inculpé de contrefaçon, parmi beaucoup d'autres chefs d’accusations. Mais cette fois-ci, il a libéré sous caution, payé par une personne anonyme.

Plus récemment, il a été arrêté pour trafic de drogue en possession de deux kilos de marijuana. S’il a pu prouver qu'il avait besoin de marijuana en fournissant un certificat de son médecin, il a plus de mal à justifier la présence de quantités massives de cocaïne trouvées chez lui.

En août 2019, Colavecchio a été condamné à quinze mois de prison fédérale après avoir plaidé coupable de fabrication de faux billets de cent dollars. Il a été incarcéré dans une prison fédérale à Butner, en Caroline du Nord. Alors âgé de 77 ans, ses avocats et sa famille ont tout fait pour qu’il soit déplacé dans un hôpital pénitentiaire du Massachusetts. Il n’ira pas au terme de sa peine, puisqu’il meurt en août 2020, à l’âge de 78 ans.

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